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Arsenic
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Avis et notes de Arsenic
- Peau à peauFilm
Peau à peau est un premier long-métrage ambitieux qui s’attaque à un sujet rarement traité au cinéma : la dépression post-partum. Chloë Cinq-Mars choisit une approche sensorielle et troublante, brouillant constamment la frontière entre réel et fantasme pour immerger le spectateur dans la psyché fragilisée de son héroïne. Visuellement, le film impressionne par une mise en scène soignée et des choix esthétiques affirmés, parfois proches de l’onirisme à la David Lynch. Cette audace formelle compense en partie un rythme lent et une narration volontairement opaque. Si l’ensemble manque parfois d’ancrage médical et que son virage final vers l’horreur divise, le film reste porté avec intensité par Rose-Marie Perreault. Une œuvre imparfaite mais singulière, qui révèle une cinéaste ....
Avec tendresse et une remarquable acuité, cette chronique familiale épurée explore le manque, puis le vide laissé par une absence inexplicable. Les enfants vont bien dresse les portraits de 2 femmes, celui de Jeanne omniprésente, et en creux celui de Suzanne, qu’on ne verra presque pas et qu’on finit tout autant par connaitre. C’est aussi l’histoire d’un parcours personnel, et d’un apprivoisement. Entre tension et émotion, Camille Cottin, Jeanne donc, joue avec délicatesse cette femme triste et solitaire qui peu à peu devient une mère de substitution aimante, que la mise en scène de Nathan Ambrosioni accompagne d’une lumière de plus en plus chaleureuse. Et puis comment ne pas être touché par l’incroyable performance des deux jeunes comédiens, Manoa Varvat et Nina Berman.
- DownsizingFilm
Avec Downsizing, Alexander Payne signe un film aussi surprenant que déroutant. L’idée de départ ''réduire les humains pour sauver la planète '' promettait une fresque spectaculaire, mais Payne préfère scruter ce qu’il y a de plus petit en nous : nos rêves, nos désillusions, nos contradictions. Derrière la comédie d’anticipation se cache ainsi une réflexion sur l’écologie, la société de consommation et la quête de sens dans un monde en perte de repères. Matt Damon, en homme ordinaire confronté à une existence miniature, livre une interprétation tout en retenue, alors que Christoph Waltz électrise l’écran dans un rôle de voisin extravagant et incisif. Si le film part dans plusieurs directions et perd parfois un peu de sa cohérence, c’est aussi ce foisonnement d’idées qui fait son intérêt. Ni satire pure, ni science-fiction classique, Downsizing s’impose finalement comme une fable humaniste sur l’adaptation et la responsabilité. Alexander Payne y rappelle à sa manière que, quelle que soit notre taille, l’essentiel reste de vivre pleinement l’instant présent.
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